Fiche technique
- Titre original : Krakatoa: East of Java
- Titre français : Krakatoa à l'est de Java
- Réalisation : Bernard L. Kowalski
- Scénario : Cliff Gould et Bernard Gordon
- Photographie : Manuel Berenguer (de)
- Musique : Frank De Vol
- Montage : Warren Low, Walter Hannemann et Maurice Rootes
- Pays de production :
États-Unis - Format : couleurs - 2,20:1
- Genre : film catastrophe
- Dates de sortie :
- Suède : [1]
- France : [2]
- États-Unis :
Distribution
- Maximilian Schell (VF : Denis Savignat) : le capitaine Hanson
- Diane Baker : Laura
- Brian Keith (VF : Claude Bertrand) : Connerly
- Barbara Werle (en) : Charley
- Sal Mineo (VF : Claude Mercutio) : Leoncavallo
L'Histoire
raconte un événement lié à l'éruption grandiose du Krakatoa en Indonésie en 1883. Le capitaine Hanson part à la recherche de perles que possédait le mari de son amante Laura. Celui-ci a sombré près du Krakatoa. Il s'agit de plonger pour récupérer les perles dans le coffre-fort de l'épave du navire. Divers évènements météorologiques et maritimes avertissent que le volcan va entrer en action...
MON AVIS
Avant de vous donner mon avis sur le film, sachez que je vous annonce pour bientot, la longue pause estivale (pour ma part en tout cas) de deux mois sur le blog de fin juin à début septembre... Et je suppose que Dygenguar vous fera surement part de son coté, de son planning estival...
Donc, Krakatoa à l'est de Java (1969) est un film intéressant à replacer dans son contexte. Il arrive juste avant la grande vague des films-catastrophes des années 1970 comme L'Aventure du Poséidon, Tremblement de terre ou La Tour infernale. À ce titre, il peut être considéré comme un précurseur du genre.
Le film mélange plusieurs registres : aventure maritime, chasse au trésor, drame romantique et catastrophe naturelle. Cette ambition est à la fois sa force et sa faiblesse. D'un côté, l'histoire ne se contente pas de montrer un volcan en éruption ; elle développe plusieurs intrigues humaines autour du capitaine Hanson, des prisonniers embarqués malgré eux et de la quête du trésor englouti. De l'autre, le récit peine parfois à trouver une véritable unité et donne l'impression de naviguer entre plusieurs genres sans toujours savoir lequel privilégier.
Ce qui reste aujourd'hui le principal attrait du film, ce sont ses effets spéciaux. Pour l'époque, les maquettes, explosions, coulées de lave et scènes maritimes étaient particulièrement impressionnantes. Le travail visuel fut même nommé à l'Oscar des meilleurs effets spéciaux. Fait étonnant, une grande partie des séquences d'effets spéciaux a été tournée avant même que le scénario ne soit complètement écrit, ce qui explique parfois l'impression que l'intrigue sert surtout à relier les morceaux de bravoure visuels.
Le casting est solide avec Maximilian Schell, Brian Keith et Sal Mineo, mais les personnages restent relativement archétypaux. Le film cherche davantage à impressionner par son spectacle que par la profondeur psychologique de ses protagonistes.
Enfin, impossible de ne pas évoquer la célèbre erreur du titre : le volcan Krakatoa se situe en réalité à l'ouest de Java et non à l'est. Cette erreur géographique est devenue plus célèbre que le film lui-même et a souvent été moquée par les critiques.
Conclusion
Je considère donc ce "Krakatoa" à l'est de Java comme un film imparfait mais qui reste attachant. Son scénario est parfois décousu, ses personnages ne marquent pas autant que ceux des grands films-catastrophes qui suivront, et son rythme peut sembler lent pour un spectateur moderne. En revanche, il possède un véritable souffle d'aventure à l'ancienne, celui des grandes productions spectaculaires des années 1950 et 1960.
Le film vaut surtout pour son ambition visuelle, son atmosphère exotique et sa reconstitution d'une catastrophe naturelle gigantesque avec les moyens techniques de son époque. Vu aujourd'hui, il fonctionne davantage comme un témoignage fascinant de l'évolution du cinéma catastrophe que comme un chef-d'œuvre oublié.
Bon spectacle !
ATREYU
HD 1080p light dual audio
Lien dispo entre le 2 et 6 juin prochain









Merci d'avance pour ce film catastrophe que je n'ai jamais vu.
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